Journée Mondiale des Sourds /
Journée Mondiale des Sourds /
Journée Internationale des Langues des Signes 2026
Réaffirmons les droits humains des personnes sourdes
Journée Internationale des Langues des Signes 2026
Pas de droits de l’Homme sans droits à la Langue des signes
Jour 1
20 ans de la CDPH et de la reconnaissance des langues des signes nationales
Alors que nous marquons les 20 ans de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), nous célébrons la reconnaissance des langues des signes nationales en tant que langues à part entière et sur un pied d’égalité avec les autres langues. Vingt ans plus tard, reconnaître les langues des signes nationales revient à réaffirmer l’engagement en faveur des droits humains des personnes sourdes et à garantir la pleine mise en œuvre de ces droits.
La CIDPH recommande à la France de reconnaître la LSF dans la Constitution, considérant que la reconnaissance prévue par la loi du 11 février 2005 ne confère pas à la langue des signes un statut juridique suffisamment fort pour garantir durablement les droits linguistiques des personnes sourdes.
Jour 2
Le droit à une éducation inclusive, multilingue et de qualité
L’éducation est un droit humain fondamental. Pour les apprenants sourds, l’accès à l’éducation dans la langue des signes nationale est ssentiel à leur développement, à leur identité et à leur inclusion. Une éducation multilingue, intégrant les langues des signes nationales et des environnements d’apprentissage conçus et encadrés par des personnes sourdes, garantit qu’aucun enfant sourd ne soit laissé pour compte.
Malgré leur faible nombre en France, les PEJS bilingues à filière complète produisent de très bons résultats scolaires et démontrent l’efficacité d’un enseignement bilingue en LSF et en français écrit.
Jour 3
Journée internationale des Langues des signes
Proclamer les droits humains des Sourds
Proclamer les droits humains des Sourds est un appel à l’action : il s’agit de rendre ces droits effectifs dans tous les aspects de la vie des personnes sourdes à travers le monde. Cela nécessite une reconnaissance, un engagement et une mise en œuvre concrète. Pour les Sourds, cela implique de garantir un accès complet grâce aux langues des signes nationales.
La reconnaissance des droits liés à la langue des signes dans tous les domaines de la vie quotidienne devrait être pleinement inscrite dans la loi. À ce jour, seuls quelques textes législatifs prennent explicitement en compte la langue des signes, notamment en matière d’apprentissage de la langue, d’accès aux services d’urgence, de communication téléphonique, de préparation aux épreuves théoriques du permis de conduire ou encore dans le cadre de certaines procédures pénales, etc…
Jour 4
Pas d’accès sans la langue des signes nationale
L’accessibilité est un droit humain, mais elle ne peut être réalisée sans la langue des signes nationale. Pour les Sourds, l’accès aux services publics et à l’information dépend de la disponibilité de services en langue des signes nationale et d’une communication inclusive. Une véritable accessibilité place la langue des signes nationale au cœur de sa démarche.
Les incendies survenus en Gironde, dans le Var et dans d’autres régions cet été ont mis en évidence les conséquences concrètes du manque d’accessibilité de l’information en situation de crise. Trop souvent, les personnes Sourdes sont privées d’informations vitales faute d’interprétation en langue des signes ou de dispositifs adaptés. Cette situation n’est pas acceptable et doit conduire à un renforcement durable de l’accessibilité des communications d’urgence.
Jour 5
« Rien sur nous sans nous »
Les Sourds doivent être au centre des décisions qui affectent leur vie. Les organisations dirigées par des personnes sourdes jouent un rôle clé dans l’élaboration de politiques inclusives et la promotion des droits. Une participation significative garantit des résultats plus solides et plus durables pour tous.
La FNSF siège au comité de gouvernance du CNCPH et encourage les associations à participer aux instances de concertation et de décision (commissions d’accessibilité,
CDAPH, etc.). Cette démarche renforce l’auto-représentation des personnes sourdes et favorise la co-construction des politiques publiques.
Jour 6
Journée mondiale des Sourds :
La culture sourde est un droit humain
Les Sourds font partie de communautés linguistiques et culturelles dynamiques. La CDPH reconnaît l’importance de respecter et de promouvoir la culture et l’identité sourdes. Promouvoir les langues des signes nationales signifie également protéger la diversité culturelle et la dignité humaine.
La culture sourde est riche et variée : théâtre, Visual Vernacular, chansigne, arts, langues des signes,… Le drapeau sourd est un symbole fort de la communauté sourde, de sonidentité et de sa langue.
Jour 7
Fédération mondiale des Sourds :
75 ans de droits humains
En 1951, la Fédération mondiale des sourds a été fondée sur la conviction que les personnes sourdes, où qu’elles se trouvent, doivent jouir pleinement de leurs droits humains. Soixante-quinze ans plus tard, cet engagement fondateur reste indissociable de l’action de nos 138 organisations nationales membres, ainsi que de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) et de la reconnaissance, qu’elle consacre, des langues des signes nationales et de la culture sourde dans tous les aspects de la vie. Le travail se poursuit. Les droits des personnes sourdes sont des droits humains.
Membre de la Fédération mondiale des Sourds (WFD) et de l’Union européenne des Sourds (EUD), la FNSF s’inscrit dans un mouvement international de défense des droits des personnes sourdes. Cette affiliation a contribué en France au réveil sourd, des revendications pour la reconnaissance de la LSF, au renforcement des droits des personnes sourdes et à la promotion des principes de la CIDPH.
