Commission Centre Relais Téléphonique
Contexte

Le téléphone représente un outil indispensable pour l’intégration dans la vie sociale et professionnelle. L’impossibilité d’accéder au téléphone constitue un handicap majeur pour les personnes concernées, en particulier dans le monde du travail. Ne pas avoir accès au téléphone est aussi une situation discriminatoire : impossible d’appeler les numéros d’aide et d’informations (tels que SOS femmes battues, info cancer, …), impossible d’effectuer des démarches d’urgences (tels qu’une opposition sur une carte bancaire, appeler une dépanneuse, …).

Le développement de l’accessibilité téléphonique, en particulier la mise en place de Centres Relais Téléphonique en France, est une des priorités de la FNSF pour une meilleure participation à la vie sociale, personnelle et professionnelle des personnes sourdes.

Objectifs

Créée en juillet 2013, la Commission Centre Relais Téléphonique de la Fédération Nationale des Sourds de France est un lieu de réflexion, d’action, de vigilance et d’information.

Son but est d’assurer que le dispositif Centre Relais Téléphonique soit mis en place par l’État français en France métropolitaine et dans les DOM-TOM, tout en respectant les exigences fonctionnelles, critères attendus par les usagers*.

* L’outil doit proposer une ouverture en continue (7j/7, 24h/24), sans limitation de durée, et étendue à l’ensemble des usagers sourds et entendants, accessible dans la langue de leur choix : LSF / FR-écrit.
Il doit être également simple d’usage, fiable et de qualité, notamment sur le plan humain. Des professionnels diplômés et expérimentés au sein de la plateforme téléphonique, tels que les interprètes LSF/FR, sont indispensables pour offrir un service optimal.

Méthodes de travail

La Commission CRT soutient le Conseil National pour préparer les prises de position de la Fédération.

Elle est amenée à :

  • Instruire les dossiers,
  • Veiller et soutenir le chantier CRT porté par le Gouvernement**, en participant régulièrement aux réunions de suivi, en soumettant des propositions,
  • Recueillir les attentes des usagers,
  • Initier différentes actions ou encore interpeller les Pouvoirs Publics, en concertation avec les associations nationales représentatives des personnes concernées.

Elle réalise également des actions de communication auprès de ses adhérents (associations affiliées, membres individuels), des donateurs, et du public, à partir de différents supports (Mailing List, Newsletter, Facebook, …).

** CIH (Comité Interministériel du Handicap), aux côtés de FFT (opérateurs de téléphonie) et ARCEP (régulateur des télécoms). Et aussi CNCPH (Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées).

Composition

La commission regroupe un superviseur et les membres militants souhaitant agir pour le développement de l’accès au téléphone.

Le rôle du superviseur consiste :

  • Assurer le bon fonctionnement de la Commission,
  • Assurer la médiation, la communication entre la commission et le Conseil National,
  • Donner l’accord, par principe de confiance du Conseil National. Il peut néanmoins consulter le Conseil National pour obtenir leur avis ou décision s’il juge pertinent,
  • Veiller l’activité de la Commission, en conformité avec la ligne politique fédérale.

Cette commission est avant tout un effort de travail d’équipe, avec des expériences et compétences complémentaires des uns des autres***.

*** Expériences : vie associative (locale/région), vécus sans téléphone et/ou avec expérimentation.
Compétences : travail de lecture des dossiers, de restitution de réunions et rapports, d’écriture (lettres politiques, communiqués,…), de traduction LSF/FR, de montage vidéo, de gestion des supports de communication (emails, YouTube, Facebook, …), organisation des réunions internes,…